Historique
Vague par vague découle du mouvement des maisons de transition au Nouveau-Brunswick et de la vision de Simone Leibovitch, Debrah Westerburg et Linda Légère. Ces trois femmes, avec leurs vastes connaissances et leur expérience variée en matière de questions familiales et de violence dans les fréquentations, ont uni leurs efforts afin de trouver une solution pour les femmes qui se trouvent dans des situations de violence. Elles s'inquiétaient du nombre de très jeunes femmes qui faisaient appel à leurs services et aussi du fait que des enfants qui avaient vécu dans des maisons de transition avec leur mère y retournaient comme adultes ayant besoin d'aide. Elles voulaient trouver un moyen de prévenir la violence et reconnaissaient qu'il fallait commencer auprès des adolescentes pour l'apport d'un changement dans la société.
Au début, les trois femmes ont présenté des programmes de prévention de la violence dans les écoles de leur région. Elles souhaitaient aussi s'adresser aux jeunes en dehors de leur région et elles ont eu l'idée d'organiser des rencontres durant la fin de semaine. La première fin de semaine de « Making Waves » a eu lieu en 1995. Vague par vague a été créé en 1998 pour répondre aux besoins des jeunes francophones.
Peu de temps après la création du programme, elles ont constaté l'importance d'écouter les jeunes dans l'élaboration du programme. Un comité consultatif étudiant a donc été créé en 1998 avec de nouveaux membres recrutés par leurs pairs et invités à faire partie du comité chaque année. Ce comité joue un rôle clé dans l'orientation de l'organisation afin d'assurer la pertinence de notre organisme pour les jeunes et la co-animation des ateliers. En 2003, les anciens du programme ont créé le groupe « Waves Alumni » pour offrir aux jeunes adultes un rôle continu dans notre organisation.
Récemment, nous avons commencé à étudier la possibilité d'organiser des « activités régionales » au lieu d'une « fin de semaine provinciale ». Ce nouveau modèle nous permettrait d'inviter un plus grand nombre d'élèves par école, ce qui augmenterait la capacité des équipes scolaires d'avoir une influence plus marquée sur leurs pairs. Des membres adultes de la communauté participeront au processus et seront invités à jouer un rôle actif dans l'éducation des jeunes de la localité. Les adolescents et adolescentes seront reconnus comme des chefs de file dans la prévention de la violence dans les fréquentations au niveau de leur école secondaire et de leur communauté.